Regarder des substances, c'est voyager dans les paysages de la matière. Il s’agit d’une invitation à l’imagination et à la perception de chacun autour des graphismes, des reflets et des volumes des matériaux. Le paysage ne se situe pas seulement autour de nous. Lever les yeux offre des perspectives différentes que de les baisser sur une partie ou un détail qui compose divers matériaux.
Poser son regard dans la matière c’est chercher ce que l’agencement de sa texture et de ses multiples compositions peuvent évoquer. L’intérêt est porté sur la notion même de paysage et de ses frontières, existantes ou non.
Dans une démarche pratiquement minimaliste, il s’agit de s’attarder sur ce qui peut être évoqué par la couleur, dont les limites ne sont pas toujours franches et les contours de moins en moins concrets, à mesure que l’on se rapproche du cœur de la matière.
La photographie macro permet de rapporter ce changement ; passant d’une petite échelle à une plus grande, et attirant ainsi l’attention sur l’immensité des possibles paysages dans la matière.
C’est une façon de témoigner de l’existence d’infinité d’autres univers à la fois plastiques, lyriques, ou encore abstraits, et qui font parti de notre environnement. Car la matière fait partie intégrante de tout paysage, et qu’elle même, lorsque s’y prête l’attention, en montre d’autres sous différents angles et lumières.